Les trépidantes aventures de Camillou et Albou à Cochabambou.

28 novembre 2007

En Vrac

Le_Chapare_et_Villa_Tunari_044Géraud nous a quittées, pour la maison des « mecs », qu’il chérit tant. Fidèle à lui-même, il est parti en laissant ses draps en boule et sa chambre dégueu… on n’espérait pas mieux.

Samedi : soirée avec Pedro, notre teupo photographe, qui fait une école de ciné et qui doit nous aider pour le montage, qui nous dit qu’il reprendrait peut-être la chambre de Géraud. L’idée nous plait, mais on y croit pas trop : affaire à suivre

Lundi soir, on va voir une expo photo sur la pollution du rio Rocha, le fleuve qui traverse Cocha. SURPRISE : elle est faite par Pedro notre teupo, avec Rocio, notre tutrice. Le monde est tjs aussi petit

L’expo est cool, en plus, pour l’inauguration, ya des PIECES EN CHOCOLAT !!!!!

132Au travail on a attaqué le montage de notre BEEEEELLLLLE vidéo… on ne délaisse pas Tiraque pour autant.

Ce week-end fête de village de Tarata… y’a les défilés classiques, avec danseuses-jupe-courte, fanfares-de-cuivres trop chouettes…

Une ambiance un peu « Buena Vista Social Club », avec des pas-tout-jeunes qui jouent du Charango et qui chantent tous à pleine voix !

Après Alba, les problèmes intestinaux s’en prennent à Camille, qui doit amener son caca dans une petite boite au labo dans l’espoir d’y trouver des amibes, mais rien.

Après qqes jours au fond de son lit, rien n’y parait (…).

Nouvelle arrivante dans le gallinero, baptisée Marylin Junior, en hommage a Marylin senior, dont la viande n’était pourtant pas si bonne…

Spécial Kassedédi a Claudia, qui nous pond un bel œuf tous les jours.

Un soir de flemme, on mange ça :

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IMG_2171Et pour finir, ca c’est le cahier de Vladou, le chef de notre équipe, qu’il n’oublie jamais d’emporter avec lui pendant les entrevues (ça fait plutôt sérieux).

Le mot du jour : CUALQUIER COSA = N’IMPORTE QUOI, CE QUE TU VEUX

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10 novembre 2007

Le mariage

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Vendredi au soir, c’est le grand départ, en bus de nuit, pour SUCRE, la où :Viky_Davy

David et VIKI

Ont décidé de se dire OUI

Pour la VIE

Bon…on arrive grave DECREPIES

A 6 heures et DEMI.

Mais…rimes en I

Rimes POURRIES        

Bref, apres un petit check avec « les meufs » du mariage, on se rend compte qu’on n’a pas la tenue adéquate : robe noire sexy et talons.

On part downtown pour rectifier le tir. On revient à l’hôtel bredouilles… Puis en debut d’aprem, le mariage (civil) commence, on a la larme a l’œil.
Le pretre (civil… ?) est plutôt rigolo, un extrait:
« la premiere fonction du mariage, c’est de perpétuer l’espèce »

Ce qui est marrant en Bolivie, c’est la franchise des gens :

« Ah, t’es jolie Viki, mais un peu grosse quand même ».
« David, ça te va bien le chignon, mais t’as un grand nez ».

Sympa les gars

On fait aussi des supers photos pour pouvoir les garder toute notre vie et dire, OUAIS, J’Y ETAIIIIIS !!!

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Après, comme tout mariage traditionnel bolivien, ça commence par une Cueca, la danse typique bolivienne (et ce qu’on attend tous, pour voir comment David s’en sort…)

Le résultat est plutôt joli

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Après la Cueca, les toasts, c’est la teuf, musique, danses boliviennes et chicha !
Alba chope le bouquet (c’est pas juste, elle fait une tête de plus que les boliviennes) !! Youhouuu, mariée dans l’année !!

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Le lendemain, on se réveille avec des bonnes crampes aux mollets et on continue un peu la fête jusqu’au soir, pour reprendre un bus pour Cocha… ! Youpi yeaaah !

Le mot du jour : LA BODA = LE MARIAGE

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08 novembre 2007

COEUR BRISE

Le 31 octobre, Camille reçoit la visite de sa reum (alias Myriam) et de sa tepo (alias Marie-Ange). Le programme est chargé, tout est minuté : en 10 jours Cochabamba, Sucre, La Paz, Copacabana et le lac Titicaca.

Alba est abandonnée comme une vieille croute et va visiter Tiraque pendant ce temps…

Finalement, le séjour se transforme assez vite en poisse-land. En chiffre (ça dédramatise), ça se résume comme ça :

1 avion pour Sucre annulé, il faut revoir tous les plans, on va à La Paz finalement

+ 1 avion pour La Paz retardé de 3 heures

= 1 journée de perdue à l’aéroport de Cochabamba où il y a absolument rien à faire

3 jours sur 10 où maman Myriam est hors service pour cause de migraines et autres salmonelles, le reste du temps c’est pas la top forme

1 heure sur l’île du soleil (lac Titicaca) au lieu d’une super randonnée et du magnifique et légendaire lever du soleil sur le lac Titicaca

1 journée à faire des démarches pour un rapatriement

1 docteur qui tombe malade à son tour

Mais faut pas croire que c’était naze, on a quand même fait des CHOSES :

- A Cocha, immanquable dîner chez Gladys et fête des morts a Tiraque, histoire de s’impregner…

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Puis visite de La Paz, la cordillere royale et la vallée de la lune, paysages totalement improbables et magnifiques…

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Copacabana, sa cathedrale et sa vierge si célèbre, où tout le monde va faire baptiser sa nouvelle voiture…

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Le lac Titicaca, l’île du soleil, voir presque la mer ça fait du bien.

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Et la reposante Sucre, où tout est blanc et joli. On y croise David et sa mère Denise, Vicky et Alexis (témoin) : 2 jours avant le mariage et pas tout à fait prêts, ils sont légèrement stressés. Du coup on se balade avec Denise dans environ tous les couvents et églises de la ville, sans oublier le musée du textile de Vicky, sans Vicky. Presque plus de migraine, il fait beau et chaud, c’est quasi le paradis.

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On rentre toutes les 3 à Cochabambou le vendredi, où Mimi et Marie restent attendre leur avion et moi je les quitte pour retourner à Sucre en bus avec toute la troupe…

Pendant ce temps là, à Cochabamba :

Alba s’en va faire de la balançoire dans une fête de village… C’est une balançoire super cool - parce qu’elle monte super haut - et super macho – parce-que seulement les filles, EN JUPE, peuvent y aller…

Mais bon, à côté de la balançoire y’a une fanfare qui joue en boucle « hay palomitay », pour t’encourager, et ça c’est plutôt chouette.

Sinon, pour la fête des morts, Benito m’emmène dans sa communauté. On fait le tour des maisons de sa famille… là on te dit combien de « notre père » et de « je te salue Marie » tu dois réciter devant le super-autel-trop-beau-rempli-de-trucs-trop-bons et en échange, on te donne un morceau de ce super-autel-trop-beau-rempli-de-trucs-trop-bons…

Le problème c’est que dans chaque maison, on t’invite aussi à manger un plat (avec du CHUÑO évidemment)… On repart avec un sac rempli de manger et le ventre plein a craquer, pour ensuite aller au cimetière, ou on fait le tour des tombes : même formule : qqes prières = des gâteaux, de la chicha…

C’est trop bien, super joyeux pour une « fête des morts »… Juste un petit hic, une des 1000 tantes de Benito qui me serre dans ses bras « Ahhhh, ça fait plaisir de faire ENFIN ta connaissance… » Euhhh. Vive Benito le mytho….hihihi.

Le mot du jour: TURISTA=TURISTE

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29 octobre 2007

Qui a mangé Marylin ?

Après la mort tragique de Luciéjofré, on a acheté Claudia à la Cancha. Regardez comme elle est belle, c’est la poule de gauche, à la gauche de Marylin finalement.

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On a choisi son nom en hommage à une de nos collègues de boulot, aussi radieuse et sympa que notre nouvelle poulette. Il faut le dire, elle n’est pas seulement belle, elle pond aussi un œuf par jour.

Devant tant de productivité, Marylin ne faisait plus le poids. Pour fêter l’anniversaire de Géraud, et pour bien accueillir la troupe de français que Géraud a invité, on décide de la MANGER.

Problème, pas de machette. Heureusement, Géraud et ses belles mains ont vite fait de la décapiter.

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Le corps continue à courir et faire des saltos vrillés un bon moment. Ensuite on la pend par les pattes, et c’est parti pour le plumage.

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Alba a la joie de l’éviscerer : c’est un peu dégueu, il faut lui couper le trou des fesses et après c’est comme une pochette surprise. Tu mets la main, tu grattes les bords avec les ongles et tu ressors plein de choses merveilleuses : des œufs en fabrication, cœur, intestins, gésier (ça c’est plutôt rigolo)…

Après, on est très fieres, on la coupe, on la cuit et on la mange tous ensemble. Eh bah en fait c’est pas fou fou. Pas trop de viande, et dure comme de la pierre. On en conclut que la Claudia on va la bouillave.

Le mot du jour : CORRER SIN CABEZA = COURIR SANS TETE

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Trufi, boulot, dodo

Depuis 2 semaines, ça y est c’est le vrai boulot. Comme on a la joie d’entrevister quasi que des agriculteurs, ça veut dire se lever plutôt tôt, genre rdv à 06h30 en sachant qu’on met 2 heures à aller à Tiraque. Du coup, on a décidé de dormir là-bas, dans « l’ Hotel Moderne » :vous savez, celui où ils coupent l’eau entre 19h et 6h du mat et où t’es bien embêtée quand tu as du dentifrice plein la bouche et envie de faire un gros caca. Ca c’est dit.

La bonne rencontre : Cosme, prof à Sankayani Bajo.

-Lieu de la rencontre : voisin de trufi Tiraque-Cocha.

-Objet :c’est plutôt chouette car ça faisait un petit moment qu’on voulait aller dans cette communauté-là, et pas de chance, pas de contact pour y entrer. Ce prof, après 2 min de discussion « Alors comme ça vous bossez sur l’eau. Super, venez donc mardi prochain faire une présentation sur l’eau, la pollution de l’eau et en particulier le nombre de gouttes de chlore par litre pour la purifier »

Petit sourire gêné.

« Pas de problème, monsieur »

« Parfait, rdv à 06h30 mardi matin chez moi pour prendre le ptit dej et ensuite vamos »

Buena onda hermano.

Et là, merci Google. On s’achète un grand panneau et des feutres : c’est l’éclate.

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Mardi matin, c’est parti. Petit dej degueu :une cuiller de sucre au cacao dans une grande tasse d’eau chaude, et pain rassis. Cool Raoul.

Ensuite on arrive à l’école, dans une communauté à + de 4000m, perdue au milieu de nulle part. On a droit au salut en chœur de tous les élèves, en file par âge : « BUENOS DIIIIIIAS AL-BA Y CA-MI-LA !!!!»

On n’est pas très à l’aise, on se présente vite fait et on se rend dans une classe pour la présentation. Au lieu d’une classe, on a l’ensemble de l’école, 85 élèves de 6 à 13 ans, qui te dévorent des yeux et qui s’en fichent pas mal du contenu de ce qu’on raconte.

Nous, ça nous entraîne à parler espagnol. Toutes les phrases sont traduites en direct en Quechua par Cosme parce que les plus jeunes ne parlent pas assez bien espagnol.

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Après la présentation, petit basket entre petites cholitas. On se galère un peu sachant qu’elles s’appellent toutes Margarita et qu’elles portent toutes la tenue-cholita-tresses-pollera-sandalettes-à-talons. Mais bon on se fabrique des globules rouges : bah ouais, un basket à 4000m, on n’en fait pas tous les jours.

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Ensuite, on se rend tous ensemble au tank d’eau potable de la communauté et à la source d’eau juste à côté pour filmer 2-3 images. La montée est plutôt rude, 300 m de dénivelé. Et les images, pas facile à filmer non plus quand t’es entourée de gamins intrigués qui s’agglutinent à toi, te poussent et collent leur nez devant l’objectif.

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Au moment de redescendre, Cosme nous présente au dirigeant de la communauté qu’on filme dans son champ avec des Margaritas en fond.

Retour à midi à l’école : on assiste à la distribution de pain.

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Avant de repartir, l’autre prof nous invite à déjeuner dans sa chambre-cuisine-salon glauque de 4 m2, où il passe la semaine entière avant de retrouver sa famille le weekend.

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Le mot du jour : MADRUGAR = SE LEVER BIEN TOT 

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13 octobre 2007

Le Pérou, des sensations pures

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Départ en bus de nuit jeudi soir : direction La Paz puis le Pérou pour renouveler notre visa.


LA PAZ:


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Après avoir marché un petit moment dans les rues en pentes au lever du soleil, on est récompensées par un super point de vue.

 

IMG_1433Une journée seulement, mais une journée bien remplie : on marche pas mal, on voit des jolies choses, on se fait tuner les ongles à la bolivienne...

On rencontre un couple de français retraités qui va nous changer notre séjour au Pérou : dignes du guide du routard, ils nous filent des bons tuyaux pour faire une expédition Machu Picchu pour quasi rien.

On croise une manif pour que le siège du gouvernement reste à la paz, on commence à être habituées aux manifs quotidiennes


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Dans l’aprèm on sort en jupe et chapeau. On comprend pas trop ce qui nous arrive : tout le monde nous regarde comme si on avait la jupe coincée dans la culotte. On rigole bien, un gars qui nous suit des yeux un peu trop longtemps se prend un poteau en pleine face.

Le lendemain, départ pour Cuzco


CUZCO, l’empereur mégalo :


Une ville magnifique, on visite une bonne tripotée d’églises et on découvre le Ceviche dans un bar LOUNGE : c’est du poisson cru mariné dans du citron, et c’est trop bon.

 

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Quelques points négatifs :

IMG_1569-chambre d’hôtel la moins chère mais aussi la plus pourrie : la douche refoule la fosse sceptique dans la chambre, pas de système d’aération et encore moins de fenêtre. Merci Rémi.

- après s’être habituées aux prix boliviens, on a l’impression que tout coûte les yeux de la tête : on flippe un peu pour le retour à Paris dans quelques mois…

- une armée de touristes, grands, blonds et américains

- pas un seul menu en espagnol,

- pas un péruvien qui nous parle espagnol

- dans l’ensemble un bon manque d’authenticité (on en peut plus de la cholita sur déguisée qui trimballe son lama en ville pour se faire prendre en photo)

On décide rapidement de partir à l’aventure,  à la recherche du machu picchu...


SUR LA ROUTE DU MACHU PICCHU:

On prend un premier colectivo qui nous emmène à Ollantaytambo, premier village de la Vallée Sacrée

De là, on attend un autre bus pour Santa Maria. Une demi-heure après, il arrive. Après nous avoir d’abord dit qu’il n’y avait plus de place, il accepte de nous prendre à l’avant, assises sur le moteur à côté du chauffeur. Il ne s’arrête même pas pour nous faire monter ; en courant on balance notre sac dans la soute et on les rejoint à l’avant. Là, en + d’avoir des places à prix réduit, on profite d’une super vue pendant les 6 heures de voyage. Au détour d’un virage, le bus fait une pause et on tombe sur Samy-le-roux (INA) et son tepo qui vont au Machu Picchu à vélo. Il nous dit qu’il a croisé 2 blondes de l’INA la veille, allez savoir qui c’est…

 

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Enfin arrivées à Santa Maria, micro pueblo, on essaie de trouver un taxi collectif pour Santa Teresa, grâce aux conseils de nos routards. Problème, ambiance western, pas un taxi à l’horizon et on n’est pas les seules à attendre. On fait la connaissance d’un couple de français avec qui on va poursuivre la route jusqu’au Machu Picchu. Finalement on se dégote un camion qui transporte des pates, des oignons et du PQ, sur lesquels on s’assoit allégrement. Encore une fois, on en a plein les yeux pendant les 2 heures à travers les champs de coca, les bananiers et les avocatiers, les cheveux au vent.

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Le soir, on se trouve un « petit hôtel » à Santa Teresa, avec les prix les + attractifs du coin. On comprend vite pourquoi : on est leurs premiers clients et on assiste à la construction de nos lits sous nos yeux.

 

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Le lendemain matin, l’aventure continue (vers l’infini et au-delà).

On commence par traverser un fleuve fougueux et tourbillonnant, grâce à une tyrolienne. Pas bien rassurées au début, mais tout se passe bien : on a l’impression d’être dans Kho Lanta, c’est grave la classe !

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Après on enchaîne 6 heures de marche (sans manger). On traverse des paysages vraiment magnifiques : cascades, caféiers, bananiers, cotonniers, coca, papayers, avocatiers, manguiers, colibris, papillons et petit chien presque mort. On longe une ligne de chemin de fer « désaffectée » pendant 3 heures.

 

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On arrive complètement mortes à Aguas Calientes, la ville au pied du Machu Picchu. On tente de trouver des billets de train pour le lendemain. Le train est déjà plein mais grâce à un accord mafieux, on a un espoir : on doit revenir le lendemain à 16h pile, 20 min avant le départ du train, pas avant, pas après, et demander Pavel. A 21h, on s’endort comme des gros cacas.

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Pour continuer sportivement, le lendemain réveil à 04h30 pour être les premières à fouler de nos pieds odorifères la cité perdue des Incas. Il y a presque personne mais il pleut à seaux et à cordes. Le tout est assez nuageux et donne un aspect plutôt mystique au site.

Comme on est malines comme des poulpes, on avait prévu le coup, on a acheté un petit guide plastifié (cf pluie) avant d’arriver. On essaie de tendre l’oreille aux explications des groupes, mais les guides cupides veillent.

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Pour continuer sportivement, on escalade le Huayna Picchu. Après une heure de grimpette sur un sentier plutôt raide et boueux, on est récompensées par une vue qui envoie du steak.

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A 10H30, c’est l’arrivée des touristes chemo qui ont vite fait de pourrir le site avec leurs K Way multicolores. On s’arrache.

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A 16h, on se rend comme prévu à la gare pour demander Pavel. Pas de Pavel. On stresse. Le train va bientôt partir et toujours pas de place. Finalement Pavel apparait héroïquement et nous fait monter de justesse dans le train, avec un clin d’œil : « Je vous avais pas dit que je vous aiderais ?» Schling.

On arrive le soir à Ollantaytambo et, mortadelles, on se couche à 21h.

Le lendemain matin, visite des salines, trop beau.

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L’après-midi, c’est la fin de l’aventure pour Alba. L’origine du problème : les tamales, qui lui retournent l’estomac.

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Retour sur Cuzco, Camille laisse Alba dans un hôtel avec un garde-malade très présent.

Seule et abandonnée, Camille se force à se culturer et visite Cuzco, musées et ruines de Pisac, vallée Sacrée.

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Quand Alba va un peu mieux, on retourne à la Paz par un bus de nuit, censé arriver au petit matin. A cause d’un bloqueo (on va finir par avoir l’habitude), le voyage dure 6h supplémentaires. On visite Copacabana contre notre gré et pour contourner le bloqueo, on traverse le lac Titicaca, nous sur un bateau, le bus sur un autre.

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On s’ennuie un peu, on ne sait plus quoi faire.

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Notre deuxième journée à la Paz est du coup bien écourtée et on enchaine le soir avec un deuxième bus de nuit pour Cochabambou.


On arrive à bon port au lever du soleil pour s’apercevoir, Ô malheur, qu’une de nos poules est morte, un peu à cause de Géraud.


Le mot du jour: PROBLEMAS INTESTINALES = PROBLEMES INTESTINAUX


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01 octobre 2007

Rubrique des poules écrasées

La poule égorgée: Un soir, avec comme prétexte de présenter Géraud à Margot et Christophe, on se débrouille pour arriver à 8h – Oh mince, pile à l’heure du repas!- On tombe au milieu d’un massacre: Christophe chope une de ses poulettes par les pattes, l’accroche crête en bas à un arbre, et la guillotine à coups de machette. 1__Avec_Fred_la_dissection_29_Le corps continue à se dandiner un bon petit moment, devant les yeux innocents d’Amadeo, 6 mois. Après, c’est la pelade plume à plume, suivie d’un petit moment de joie dissecteuse (bah oui, repas d’agronomes oblige): saviez-vous qu’il y avait au moins 6 oeufs en préparation dans le dedans, le plus vieux avec une coquille molle, les autres, une série de jaunes de taille décroissante, qu’on a mangés, bien sûr.

En tous cas, ce qui est sûr, c’est que nos poules ont dû ressentir un stress psychologique, car depuis cette soirée, ELLES REPONDENT (ah oui, elles s'étaient arrêtées pendant 1 mois les choupinettes). Enfin, elle (et on sait qui c’est) repond. C’est peut-être aussi grâce à l’enclos hi-tech construit par Clément.

Maintenant qu’on connaît la méthode, les jours de l’improductive sont comptés. Muahahaha.

cueca01Tiquipaya: notre premier concours de danse (et sûrement le dernier): Alors le weekend du 22 sept, c’était la fête de Tiquipaya, le pueblo à côté de chez nous (en fait, on vient même de se rendre compte, en payant la facture d’eau -0.6€ pour un mois-, qu’on y habitait). On est allées dans une chicheria, lieu où on boit de la chicha-finalement- (à base de maïs fermenté), LA boisson sociale locale. L’endroit était assez marrant à voir :

- des vieux boliviens avec chapeau et costard qui boivent un peu trop et qui finissent par s’engueuler en Quechua puis se tombent dans les bras en pleurant

- des cholitas (vous savez les femmes avec chapeau, 2 nattes et un pompon, pollera (jupe en velours)) qui, elles aussi, ont bu un peu trop et se balancent des insultes et des chaises

- un chauffeur de salle : "¡Todas las chicas solteras (filles célibataires) levanten la mano!"

- un concours de danse par couple sur la scène(!). On s’est chacune trouvé un cavalier bon danseur et hop, c’est parti. Le chauffeur de salle nous a éliminés sans y mettre les formes, mais on a presque atteint le podium (3eme et 4eme places sur 10 couples).

La semaine d’inté de notre fac d’agro : Toute la semaine dernière, c’etait l’intégration des nouveaux de la fac. Le premier jour, ça a commencé par les élections de Miss et Mister Agronomie, ainsi que la Reina Buffa (homme déguisé en femme, enfin, selon sa vision de la femme: une mini-jupe, des gros seins, des talons et du rouge à lèvres. Un peu réducteur… )

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Là, c’est le moment de gloire et de sociabilisation absolues : on nous demande, grâce à notre tepo Carlitos, d’être les jurys de l’élection. On a le droit à notre petite table personnelle devant les gradins, avec les cadeaux, les diadèmes et les fleurs. Bon, c’était rigolo même si les élections étaient complètement truquées. Pour les gars, on en sélectionne 2 sur 4, et on nous dit gentiment que ce serait mieux de choisir parmi les 2 autres. Mais bon, comme dirait l’autre, « on s’en fout, c’est pas nous. » Pour les filles, notre choix se porte sur la plus naturelle des 4, la seule qui n’est pas trop vulgaire et qui n’a pas sorti talons, robe fendue jusqu’aux fesses et brushing. Là encore, on nous explique gentiment qu’elle fait partie du BDE et que si on la choisit, ils vont se faire lyncher, mais que par contre on peut choisir la premiere vulgaire avec les gros seins. On remet les diadèmes, les fleurs, les écharpes, et la soirée se termine en dansant les cumbias traditionnelles.

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Jour d’inté au campo : Mercredi, départ pour Tiraque avec Benito et Vladou. On attend un petit moment bolivien la fin d’une réunion du comité d’irrigation d’une communauté. Après on s’incruste au repas post reunion, le principe c’est un peu comme un « sucré-salé » :chacun emmène un peu de ses patates (déshydratées ou non), une salade de chou avec énormes bouts de piment (locoto) qu’on a le malheur de prendre pour du poivron. Le début est très difficile, on se fait observer sans aucune gène et difficile de se planquer, puisqu’on fait 2 têtes de + que tout le monde. D’un côté, le cercle fermé des cholitas, et de l’autre, celui des hommes, qui jouent à

la Rayola (le principe c’est de lancer une pièce dans une boîte avec un minitrou) et qui mâchonnent leur boule de coca. Et au milieu, nous.

chichaHeureusement, vient l’heure de la chicha, qui se boit dans des cascos, demi grosse graine un peu comme une noix de coco. Notre soulagement, un homme dit à son voisin : « Invitales, pues. »

Au début on est contentes, plein de gens viennent nous parler. Mais on cerne vite le problème de la chicha : tu peux pas refuser un casco, et les invitations sont plutôt nombreuses. On ne sait pas trop s’en sortir, ça fait bien rire Benito et Vladimir. On pense trouver une issue de secours : le cercle des cholitas. On va s’asseoir avec elles et on commence à discuter malgré la barrière Quechua-Español. Une de nos voisines à qui on pose des questions nous répond en quechua, bien qu’on lui ait dit 10 fois qu’on ne comprenait pas. Mais bon, c’est un premier contact, et pas des moindres. Une d’elles nous demande même qu’on donne des cours à son fils qui veut rentrer à la fac d’agro. Pas de souci, mais après elle nous demande si on voudrait pas se marier avec lui et s’installer au campo. On se demande du coup s’il a vraiment besoin de cours… C’est la première marque de considération des mecs de notre équipe, qui n’ont jamais réussi à parler aux femmes.

Apparemment la barrière ingenieur-paysan est plus importante que la barrière culturelle du moment qu’on soit des filles.

voleurVol à l’arrachée : Alba, « je me suis fait voler mon saaaaaaaaaaaaaac, avec mes clefs, mon portable et mon mp3 ». Donc changement de serrure de sa chambre.

L’interpretation de Gladys : Alba a des mauvaises ondes et doit changer son environnement en mettant des fleurs devant sa porte, des images de tournesols dans sa chambre et en brûlant la liste maudite des objets perdus. (T’inquiète pas Bruno, j’y toucherai pas)

Repas français chez les français : Géraud A REÇU UN COLIS DE SES PARENTS (à bon entendeur…) avec, ô merveille, 2 BOITES DE PATÉ artisanal canard-foie gras. Dans sa grande génerosité, il décide de les partager et on part à la maison des français David-Alexis-Clément, qui ont102 déjà lancé les crêpes. La nouvelle se propage vite, Christophe-Margot-Amadeo-Salva rappliquent avec le fromage qui puait le plus du monde, reçu également en fraude par colis. Pour compléter tout ça, on achète un peu de vin rouge et du pain, et du quesillo qui fait pâle figure à côté du camembert. On s’en met plein la panse et on profite de la musique de boliviens présents, qui chantent même une version espagnole de « Comme d’habitude ».

D’ailleurs, en parlant de bouffe française, elle a bien mauvaise réputation : à chaque fois qu’un plat est cher et en faible quantité, « ah bah dis donc, c’est un plat français » Cimer albert.


Futur voyage : Notre visa expirant bientôt, on doit sortir de Bolivie. Direction Pérou, on compte bien en profiter pour visiter Cuzco, la Vallée Sacrée et tout et tout. Mais tristement, on a fait une croix sur le Machu Picchu à 150 € minimum la journée (chacune) ! On compte partir à peu près une semaine jeudi...

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29 septembre 2007

Un moment d'égarement

On l’a apprise par cœur et affichée dans la cuisine pour Géraud

FEMME LIKE U – K MARO

Intro : Heinheinheinhein … YES ! J’m’appelle Kmaro
Ouais Martinezkmaro02

Ready girl… come on !

Let’s do this gangsta!

Chorus:

Donne-moi ton coeur baby, ton corps baby

Donne-moi ton bon vieux funk, ton rock baby, ta soul baby

Chante avec moi

Keumé : Je veux une femme like U

Pour m’emmener au bout du monde

Une femme like U YEAAAAAH

Feumeu : Je veux un homme like U

Bad boy tu sais ktu mplais

Un homme like U YEAAAAAAH

Couplet 1 :

Quand tu chantes, j’oublie

J’ai plus le moindre souci, j’ai le mal qui fuit

Tu donnes un son à ma vie

Et puis j’sais pas qu’est-ce qui spass

T’as ce regard dans la face

Qui me ramène à la case départ là où jsuis parti

Qui nous ramène à la soirée du bar là où on est sorti

Et cette même complicité qui s’installe

Oh quand on est sur la scène

Et qu’on brille sous la même étoile

Quand ta voix croise la mienne, que j’ai ta soul dans mes veines

Que mon vibe coule dans les tiennes

Femme t’es belle et quand tu chantes t’es sexy

Flash sur elle

… trou à compléter…
Feumeu : ahahaaAAAAAAHHHHHAAHAAAHHHHHh

Chorus

Couplet 2 :

Complices, on a pas le bon son like soulmates

A la Mary J Blige like glamoreusse

Ton style ton charme, t’es fabeuleusse

Mmmm KISS pour un macadam mmmh baby baby

Si tu savais comme j’t’mmmh baby baby

Crois-moi que l’atmostphère est parfaite

Et que tu chantes, je glisse

Sur le funk je perds la tête

Deux vies deux voix qui s’rencontrent

Deux histoires qui se racontent

Une chanson pour le vivre

Et des mots des images pour le décrire

Une vraie rencontre à l’ancienne

AH LA VACHE, Y’A D’LA MAGIE SUR SCENE

Me fais pas croire que c’est terminé

…trou…

…trou…

Chorus + diverses variations

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18 septembre 2007

Weekend jungle au Chapare

On en profite pour vous annoncer la grande nouvelle : on a un nouveau colloc ! Et comme le monde est très petit, c’est un Agro de Rennes. Il s’appelle Géraud, mais ne chante pas (hihi).

Un peu pressés, on part dans une voiture-mini-bus déjà bondée. Le chauffeur, plutôt conciliant nous assure qu’il y a 3 places. On se rend vite compte qu’il y en a une qui est sur le boitier de vitesse : autant dire que le passage de la marche arrière est douloureux… Au bout de trois heures, on a les fesses en compote, mais bon, c’est sûrement mieux au final que le voyage retour: on choisit une voiture plutôt jolie avec 3 vraies places, mais dès le début, une odeur bizarre nous gratouille les narines. Au bout de + de 2h de route, le chauffeur s’arrête et on réalise que sa bouteille de gaz (ah oui, ici ils roulent au gaz) se vidait dans la voiture, fenêtres fermées, bien sûr. Pas plus inquiet que ça, il fait un rapide garrot sac plastique, « nada mas » qu’il a dit. On finit le trajet fenêtres toujours fermées, bien sûr. On est étonnés de voir que son fils d’environ 1 an mâche déjà de la coca et pleure quand sa mère lui fait la blague de la jeter par la fenêtre. D’ailleurs, on peut pas dire que c’était le meilleur chauffeur du monde (qui a dit que la meilleure façon de doubler 2 camions à la suite c’était dans un virage de montagne sans aucune visibilité, la nuit ?)

A part ça, weekend plutôt PIQUANT. On revient avec des jambes de varicelleuses. Camille se fait mordre par un pare-choc de pétasse à l’arrêt et Alba par un fourmilier (enfin, on croit, voilà la photo) 

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Mais, d’où qu’on a croisé ce tapir ?

On vous raconte le weekend, pour que vous n’alliez pas croire qu’il était pourri.

Déjà, vendredi, jour férié-jour de Cochabamba- nous permet de partir plus tôt. Quand on arrive le soir, qui croise-t-on, Rocio notre tutrice. Le monde est petit, décidément. Elle est avec un américain, sa fille, et nous, on dit ça, on dit rien, mais ça a pas l’air d’être le père… Héhéhé.

Le lendemain, on croise dans notre hôtel, Valentine, une anthropologue française, croisée quelques jours avant à la despedida de Meryl, vous savez (ou pas), la bretonne qui fait socio. Vous voyez pas, c’est normal ; on a eu la flemme de raconter.

DONC, la chose la plus importante, c’est quand-même que le Chapare, c’est hyper beau : chaleur épaisse (des langueurs océanes) et humide, paysage de forêt tropicale (normal, on est dans la région tropicale), rivières pour se rafraîchir avec petits poissons suçoteurs d’orteils et bien sûr, les inévitables moustiques et autres insectes dégueus qui te pourrissent des jambes de rêve (…).

On visite un parc de réinsertion d’animaux de tous genres, tenus par des volontaires internationaux, qui ressemblent à s’y méprendre à des G.O. du Club Med ; toujours beaux et les cheveux au vent malgré leurs bottes ridicules.

On y croise des singes, des oiseaux magnifiques de toutes les couleurs, un perroquet qui rigole et des tapirs agressifs qui sautent sur le pied d’Alba et lui mordent la cheville. Géraud aussi est content, il se fait piquer son Opinel par un singe pickpocket. En vrai, c’était plutôt sympa.

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En soirée, on retrouve Valentine et on découvre le Karaoké-discoteca de pueblo où des boliviens essaient vainement de nous apprendre des danses traditionnelles. Sans grand succès.

Le lendemain, à nouveau baignade dans la rivière. Entre temps, Camille s’est changée en Quasimodo, mordue gravement à l’œil par un moustique sanguinaire. Pobrecita.

Dimanche soir, retour à la zonmé. Il paraîtrait que Valentine viendrait habiter quelques temps chez nous.

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Le mot du jour : TEJON = fourmilier, ou tapir, enfin la vilaine bête qui a mordu Alba.

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12 septembre 2007

Repas de travail dans les champs

On part à Tiraque pour filmer quelques images du semis pour notre future vidéo, qui avance si peu. On est invitées à manger par Excipion et sa femme, deux campesinos qu’on avait audité le samedi d’avant, et qui déjà nous avait reçues comme des reines pour un repas plus que nourrissant (chuño, chuño, chuño, chuño).

C’est aussi l’occasion d’établir un lien social avec Jaime pouic pouic (le chauffeur du Centro), qui accepte de se galérer un bon bout de temps pour trouver la maison d’Excipion. Il est d’ailleurs sur la photo, complètement à gauche.

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Le mot du jour : CHUÑO = patate déshydratée par alternance gel – dégel, peu goûtu, que tu retrouves dans pas mal de plats et toutes tes soupes.

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30 août 2007

Uyuni, les retrouvailles

Après PRESQUE UNE SEMAINE de séparation, on se retrouve tous à Uyuni le mercredi soir : Alba et sa petite famille, Camille et son keumé. Dès le lendemain matin, départ pour trois jours surréalistes à travers des paysages complètement fous, dans une jeep de touriste avec chauffeur-guide et une cuisinière (seule façon de visiter le lieu). Après, le mieux c’est de vous montrer des photos, parce qu'Uyuni, ÇA JETTE DU LOURD :

On commence par le Salar d’Uyuni (désert de sel), grand comme 2 départements français pour la petite info culturelle.

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Arrêt déjeuner au milieu du salar, sur l’Ile aux Cactus.

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On croise quelques vigognes, « seules sur la route », rare animal à survivre dans le coin : on est déjà bien en altitude, autour de 4000m. Autant dire que les nuits sont plutôt fraîches.

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Le deuxième jour, en route pour la première lagune, et premier contact avec les flamants. C’est rigolo, les flamants.

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On croise la ligne de train Uyuni – Chili, plutôt improbable.

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On passe par des paysages de montagnes magnifiques, dont la montagne aux 7 couleurs…

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….et puis des lamas avec un air plutôt bête, parce-que c’est pas malin malin un lama. D’ailleurs, on observe un coït raté de lamas, sous les yeux de leur petit, si c’est pas moche çà… On est encore plus haut, la nuit suivante est encore plus fraiche, Camille a une infection urinaire et Alba le début de ses règles. Petite pensée émue pour Renée (mamie), qui se ballade malgré tout en maillot de bain à 5 h du mat au réveil alors qu’il fait – 13°…

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Donc lever plus que matinal, pour aller voir le lever du soleil sur le cratère d’un volcan encore actif, au milieu des geysers.  

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Puis, on part se baigner dans les eaux thermales avant le petit dèj’… Le déshabillage dans le froid est rapide mais la récompense est à la hauteur ! 

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Suivi du petit-dèj’

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Après, on part voir la laguna colorada (rose) et la laguna verde.

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On traverse encore des super paysages, comme l’arbre de pierre, le désert de Dali et ce qu’on a décidé d’appeler « le baiser » (…).

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On termine par le cimetière des trains, les premiers trains qui sont arrivés en Bolivie…

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Ensuite, c’est la séparation, la famille d’Alba file sur La Paz tandis que la susdite rentre avec Camille et Clément sur Cochabamba.
On arrive en plein midi à Cocha avec nos sacs sur le dos : pas de bol, c’est LE jour ANNUEL ( ?) du PIETON. Le bus nous lâche à l’autre bout de la ville et on met bien 2 h sous le soleil de midi à rentrer chez nous à pied.

Le mot du jour : SALAR = DESERT DE SEL

Pour voir plus de photos, on a fait un album, salar d’Uyuni de son ptit nom (on a pas pu s’empêcher, c’était vraiment trop beau).

Merci Clément pour tes belles photos...

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23 août 2007

Semaine de séparation

Bientôt on vous raconte comment Albille est redevenue Alb et Ille.

P1020284Ille: C'est avec un plaisir non dissimulé qu'elle a accueilli Clement la veille de ladite separation. Il est arrivé, un peu ratatiné d'un voyage d'à peine une semaine et 4000 km, perte de passeport comprise. A peine posé le pied sur le sol Cochabambinien, il visite le Cocafé et autres bateaux ivres, en compagnie de la troupe franco bolivienne habituelle.

A peine le temps de se retrouver, de visiter les urgences pour cause d'allergie de Clément à la Bolivie (on vous epargne la photo), de passer le rite du diner chez Gladys notre dueña( la famille d'Alba aussi y a eu droit), de découvrir les foetus de lama à la Cancha, de sortir le chapeau au Christ pour se la peter, qu'il est déjà temps de faire les bagages pour Uyuni...

Alb: une petite partie de ma famille (PAPA+MAMAN+MAMIE) arrive à peu près en même temps que Clement (enfin avant quand même, faur pas rigoler)... Après avoir un peu trainassé à Cochabambou, départ en famille pour Sucre, petite ville coloniale toute blanche, super jolie même si elle ressemble pas du tout au reste de la Bolivie… Là, on a visité plein de belles choses, un couvent de carmélites super beau mais que vraiment, on aimerait pas trop y vivre, la casa de la Libertad, et tout et tout…

Le dimanche, journée bus: on arrive à 6h30 au terminal pour prendre un bus de 3h, direction Potosi, où a lieu la fête des Chutillos (la même chose que la fête d’Urkupiña). Une demi-heure après, pas de bus, une heure et demi après, encore moins… finalement, après avoir attendu un bon bout de temps et malgré la mauvaise volonté de la fille de la compagnie de bus pour nous aider, on monte dans le bus d’une autre compagnie… Pas de bol, en plein dans les montagnes, il nous fait le coup de a PANNE, surement pour draguer mamie (attention, toute ressemblance avec une personne connue serait fortuite)… Bon, en tout cas, on a attendu pas mal de temps la-bas, plus le temps de rejoindre le lieu de la FETE a 2 à l’heure, on  a fini par arriver au rythme bolivien, à 14 h au lieu de 10 h… 

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...mais la fête valait quand même la peine…

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Après quelques jours a Sucre, on est parti voir Potosi, et là, petite pensée émue pour FABIEN, on a visité un musée avec des bébés MORTS.

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Bon, pour ceux que ma vie familiale intéresse, vous pouvez aller jeter un coup d’œil dans l’album The Alb’s

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